Pâques et puis quoi ?

Au jour de Pâques retentit dans les célébrations chrétiennes, en accueil, en chants, en acclamations, la proclamation de Pâques : le Christ est ressuscité ! Y compris dans les célébrations des églises locales relevant du protestantisme libéral comme le Foyer de l’Âme…

Et pourtant combien de fois le reproche n’est-il pas fait aux libéraux, et parfois avec une grande virulence, de ne pas croire en la résurrection, d’en nier la réalité historique et ce faisant, de vider la foi de son pivot essentiel ?

Le Christ est ressuscité : l’expression n’est ni un slogan, ni une incantation. Elle ne va pas sans la signification qui lui est donnée, dont la quête et la formulation passent déjà par la lecture et l’interprétation des récits évangéliques du matin de Pâques et des récits suivants où se racontent des apparitions du Ressuscité à ses disciples.

Les différentes mises en scènes convergent toutes sur une double conviction. D’une part la résurrection est bien autre chose que la réanimation d’un mort puisque le Ressuscité n’est pas soumis aux lois du temps et de l’espace. D’autre part, et surtout, les personnes rencontrées, car tous les récits sont des récits de rencontre, sont profondément vivifiées, relancées dans la vie, restaurées hors de l’emprise de la mort. Autrement dit, la réalité de la résurrection n’est pas matérielle mais existentielle. Elle ne se prouve pas mais s’éprouve de diverses manières dont la mise en mots balbutiée, chantée, élaborée, émerveillée, ne peut être que proposée. Depuis 2000 ans, la résurrection du Christ est l’événement par lequel des personnes sont réveillées et relevées dans une existence renouvelée, inspirée par et reliée à la transcendance. La vie venue de Dieu palpite, frémit, affleure, s’illumine en elles, révélée, donnée.

Cette expérience spirituelle et existentielle, absolument réelle et véritable, cette vie nouvelle est offerte par le Christ vivant à ses disciples, Marie de Magdala, les deux pèlerins d’Emmaüs, Thomas… et à tout homme, toute femme qui perçoit, reçoit sa proximité, son passage, Parole et Souffle, et qui accueille la vie venue d’une autre source que de soi et du monde.

Et dans nos chairs humaines cette vie nous relie à l’éternité.

Dominique IMBERT-HERNANDEZ

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