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Bulletin de l'Amitié de septembre 2002, extraits

Tableau des cultes

1er ..............................................G. de TURCKHEIM

8 ................................................ G. de TURCKHEIM

15 .............................................. L. GAGNEBIN

22 culte de rentrée.................. G. de TURCKHEIM

29 .............................................. J.-M. PERRAUT

6 octobre................................... G. de TURCKHEIM


Editorial

Tout n'est pas foutu

Notre planète est-elle vraiment foutue ? La question mérite effectivement d’être posée (1). Les inquiétudes qui pèsent sur son avenir se font chaque année un peu plus lourdes de graves menaces. Les chiffres sont accablants. Ainsi le taux d’exploitation des ressources naturelles qui montre que les capacités de la biosphère sont sollicitées à 120 %. Notre économie n’est plus durable, sans compter la dégradation de l’environnement. La croissance démographique des habitants de la Terre pourrait bien ressembler à celle d’une population de bactéries. Sa croissance est d’abord lente. Après un temps d’adaptation, elle croît soudainement d’une manière exponentielle, atteint assez vite un palier puis s’effondre : non seulement les bactéries ne se développent plus mais elles meurent, empoisonnées par leurs propres déchets. La différence entre l’homme et la bactérie est que le premier reste le seul conscient de la situation. Pas la bête. A chaque heure de son temps, il peut prendre conscience de son passé autant que de son avenir. Il peut agir à sa guise et s’éviter ainsi le sort d’un vulgaire bacille. Lorsqu’il évoquait les souffrances du temps présent, l’auteur de l’épître aux Romains s’en référait spontanément à ce qu’il appelait la « création » - sans d’ailleurs lui donner un sens très précis. Ecoutons, c’est du grand Paul : « Les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous. Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu (Rm8) » Et puis ce verset époustouflant que l’on devrait se réciter tous les matins : « Voir ce qu’on espère n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment l’espérer encore ? Espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec persévérance. » On dira à juste titre que le tarsiote se souciait des problèmes d’environnement comme d’une guigne et que ses propos sont à cent lieues des préoccupations écologiques de notre monde actuel. Il reste qu’il s’en dégage une sorte de mystique de la création qui consiste à s’opposer à tout ce qui peut l’avilir avec les seules armes de l’espérance et de l’Esprit. C’est en ce sens que l’être humain est prédestiné (8,29). Non pour subir, mais pour collaborer avec Dieu à son propre bien. Il y a là une sorte de paradoxe : la prédestination – au sens biblique du terme – ne pousse pas au défaitisme mais à l’espoir de voir demain ce que l’on ne peut voir aujourd’hui. Une manière de penser que tout n’est pas complètement foutu.

Geoffroy de TURCKHEIM

(1)Courrier International, n°607, juin 2002, dossier La Planète est-elle foutue ?


Calendrier paroissial

Ecole biblique, éveil à la Bible, pré-catéchisme et catéchisme : tous les enfants et adolescents sont invités à participer au culte de rentrée en compagnie de leurs parents. Ce culte se tiendra le 22 septembre, à 10H30, et sera suivi d’un déjeuner de paroisse (il n’est pas nécessaire de s’y inscrire : venez nombreux !). Les enfants recevront le calendrier des séances du premier semestre. Un courrier sera adressé aux parents. Renseignements auprès du pasteur Geoffroy de Turckheim.

Groupe de réflexion théologique et Groupe Philosophie et religion : première réunion commune le jeudi 26 septembre, à 19H. Le programme de l’année sera déterminé lors de cette réunion.

Atelier de lecture biblique :  reprise le lundi 30 septembre, au 20 rue Titon (Paris 11e ), à 19H. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une association  (ALEF) de quartier, laïque et ouverte à tous, croyants ou non croyants. Au programme de septembre à février :  « Paul l’apôtre, sa vie, son œuvre. »

Groupe Evangile et psychanalyse : reprise de nos rencontres le jeudi 3 octobre, à 19H30.

Thé de l’Amitié : reprise le mardi 8 octobre, à 15H.

Conseil presbytéral : mercredi 25 septembre, à 19H30.

Comité d’entraide : Cours d’alphabétisation, mardi et jeudi de 19h30 à 21h30. Inscriptions le vendredi 27 septembre, à 19H30, ainsi que le samedi 28. Pour l’ensemble des activités du Comité d’entraide, se renseigner auprès d’Henri Persoz.

Chorale : Renseignements et inscriptions auprès de Nicole Kraft.

Initiation musicale (pour les enfants) :  les mercredis matin, à 9H45. Renseignement sur les dates : Nicole Gigliotti.

Atelier musical (pour adultes) : les lundis, à 19H15. Renseignement sur les dates : Nicole Gigliotti.

L’intégrale des cantates de Bach en concert : tous les premiers dimanches du mois, à 17H30. Prochain concert le dimanche 6 octobre.. Entrée libre.

Concerts de Gospel : en semaine ou le samedi à 20H30, se renseigner pour les dates.

Amitié judéo-chrétienne de l’Est-parisien : une fois par mois le mardi, à 18H30 au 15 rue Marsoulan Paris 12e (précisions dans l’Amitié du mois d’octobre).

Groupe ACAT  du 11e : réunion chaque deuxième lundi du mois, à 20H, 6bis rue Jean Macé. Se renseigner auprès de G. de Turckheim.

 


Vie paroissiale

Notre projet d’aide à Madagascar

L’Amitié des mois de juin/juillet/août vous avait informé d’un projet d’aide à Madagascar qui s’est mis en place entre la communauté réformée malgache du Foyer de l’Ame et notre paroisse. Depuis et comme vous le savez sans doute, plusieurs ONG ainsi que la Fédération Protestante de France ont lancé des campagnes générales d’aide à Madagascar qui se trouve dans une situation dramatique après plusieurs mois de guerre civile larvée. Notre action se veut modeste et ciblée. L’objectif est d’aider au quotidien l’Eglise Réformée de Tananarive : envoi de livres et de vêtements, fourniture de bicyclettes pour permettre aux pasteurs de se déplacer sur le territoire paroissial,…

Le sympathique déjeuner du 2 juin dernier proposé et préparé par nos amis malgaches a réuni une quarantaine de participants et une somme de 484 € a été récoltée.

Cette somme devrait nous permettre d’acheter trois bicyclettes qui seront expédiées à Tananarive dès que la situation le permettra et dès que nous serons assurés d’une part de pouvoir effectuer cet envoi au moindre coût (frais de transport, droits de douane) et d’autre part que l’envoi arrivera bien au destinataire.

C’était une première étape et notre action continue : nous avons maintenant besoin en priorité d’ouvrages de théologie, de manuels de catéchisme, de vêtements pour les pasteurs et leurs familles. Vos dons peuvent être déposés auprès de nos gardiens en indiquant bien « Opération Madagascar » sur le paquet.

Nous envisageons d’autres rencontres (soirée malgache début 2003 ?). Nous avons aussi d’autres projets à plus long terme (financement d’une mission d’enseignants des facultés françaises de théologie pour assurer la formation des pasteurs malgaches qui sont très isolés,…).

Toutes  vos suggestions, idées, propositions sont bienvenues.

François LAVELLE


Carnet

Décès

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès accidentel de Christophe Quenel, à l’âge de 24 ans, le 23 juillet dernier en Espagne. Nous redisons à Christiane Quenel, sa grand-mère, et à toute sa famille toute notre sympathie et notre amitié.

 


Arts et lettres

Le français retrouvé

Les éditions Belin proposent une encyclopédie de poche intitulée Le Français retrouvé, qui traite des mots et locutions de notre langue dans tous ses domaines. Il sera question ici d’un petit recueil « Trésors des expressions françaises », préfacé agréablement par Georges Pérec.

Beaucoup de ces expressions courantes ont une origine biblique. C’est ainsi que l’on dit un jugement de Salomon pour exprimer l’idée d’un jugement sage et équitable, que l’on entend séparer le bon grain de l’ivraie, qu’on parle d’un individu pauvre comme Job, d’un bon samaritain, du retour de l’enfant prodigue ou d’un combat de David contre Goliath. Le sens de ces locutions familières paraît aller de soi à quiconque possède une connaissance élémentaire des textes bibliques, mais beaucoup de nos contemporains ne la possèdent plus et certaines références sont moins évidentes, telle celle de bouc émissaire, expression fréquemment utilisée pour charger une personne ou un groupe défini de toutes les fautes dont nous cherchons à nous disculper. Qui est capable aujourd’hui de référer cette locution au rite au cours duquel Aaron a transféré sur la tête du deuxième bouc, le bouc vivant, tous les péchés des fils d’Israël avant d’envoyer l’animal porteur de leurs fautes au désert stérile (Lv.16,20/22) ?

Si les expressions d’origine biblique qui se sont perpétuées dans le Français contemporain sont la trace de la culture religieuse de nos ancêtres, d’autres locutions courantes tirées de la Grèce antique ou de l’histoire romaine témoignent de l’étendue de leur culture classique, qu’il s’agisse du tonneau des Danaïdes, du fil d’Ariane, de se retirer sous sa tente, pour bouder et s’isoler comme le fit Achille dans l’Iliade quand Agamemnon lui reprit la belle Briséis, de franchir le Rubicon, de se plaindre d’une loi draconienne, à l’instar des Athéniens, effrayés au 7ème siècle avant notre ère par la rigueur des lois édictées par Dracon ou de renvoyer aux calendes grecques un projet ou une réunion auxquels on ne veut pas donner suite, puisque c’est à Rome et non en Grèce que les mois se divisaient en calendes, nones et ides. Et qui se souvient, de nos jours, de la déesse grecque Panacée quand il utilise la très courante et pléonastique expression panacée universelle ?

Bien qu’elles nous soient devenues le plus souvent impénétrables parce que nous n’en connaissons plus l’origine, nous utilisons allègrement et comme si elles allaient de soi ces locutions familières et d’autres comme payer en monnaie de singe, une victoire à la Pyrrhus, l’argent n’a pas d’odeur, la quadrature du cercle, tenir le haut du pavé, etc. Le petit livre évoqué, où sont recensées 250 de ces expressions qui ont défié le temps, nous en raconte l’histoire.

Christiane CURTIL

 


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