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Bulletin de l'Amitié d'octobre 1920, extraits

Tableau des prédications

Octobre

3 ....... WAUTHIER : Service de rentrée
10...... NEEL : Collecte pour la Commission d’Evangélisation
17...... WAUTHIER
24...... A. REYES
31...... WAUTHIER : Service en souvenir des morts

Novembre

7 ........ Ch. BOST, du Hâvre : Réformation
14 ...... WAUTHIER
21 ...... TEISSONNIERE, de l’Eglise Libérale de Bruxelles
28 ...... WAUTHIER

Décembre

5 ....... ROBERTY, Grande collecte pour les pauvres
12......WAUTHIER, Consécration de M. André Hammel, pasteur à Saint-Etienne
19......VIENOT
25......WAUTHIER, Noël (Communion)
26......pas de service le matin. A 4 heures, Arbre de Noël


Pour l’amélioration du chant

Nous avons tous apprécié les efforts qui ont été faits pour améliorer le chant du dimanche. Ces efforts doivent être complétés cette année par la création du chœur. Nous demandons à 10 jeunes filles ou dames, et à 5 messieurs, qui peuvent nous assurer de leur fidélité tous les dimanches, de constituer les premiers éléments de ce chœur. Nous les convoquons pour le Vendredi 15 octobre à 8h. ½ .
Nous commencerons l’étude du choeur qui sera chanté à la consécration de M. Hammel, le 12 décembre.


MEMBRES DU FOYER DE L’AME
Voulez-vous que votre Eglise vive ?
Voulez-vous assurer son développement ?
Voulez-vous maintenir l’héritage des Pères,
Soutenir vos pauvres ?
ALORS …
Etablissez votre cotisation sur la base de 1 ½ pour cent de vos revenus
(Rentes, Salaires, Etc.)
(Invitation formulée par le Synode National)

Instruction Morale et Religieuse

Le souci du Conseil Presbytéral s’est particulièrement tourné vers l’instruction de la jeunesse. L’enseignement du « Foyer de l’Âme » a pris pour inspiration ces lignes de la déclaration de principes qu’on a lue plus haut : « Nous ne voulons rien négliger de ce que le passé nous a légué de bon, de réconfortant, de consolant. Mais nous sommes avant tout de notre temps, et cherchons à nous rendre utiles à nos contemporains en parlant la langue d’aujourd’hui. »
Cet enseignement est double :

  1. Ecole du Dimanche, où, sous une forme imagée et attrayante, on essaye de familiariser les enfants de 6 à 15 ans avec le Livre dont est sorti tout le monde moderne. Sans étalage scientifique, on s’attache à extraire des vieilles pages bibliques le suc nourricier et l’esprit éternel, en les mettant à la portée des enfants.
  2. Un cours supérieur, destiné aux catéchumènes, a lieu le jeudi à 10h ½ du matin. Il comprend deux années : dans la première il est parlé presque exclusivement de morale. D’accord avec le pasteur WAGNER, nous pensons en effet qu’on ne peut greffer un bon chrétien sur un mauvais homme. C’est celui-ci qu’il faut transformer d’abord. La seconde année, on traite du Christianisme et de l’Esprit moderne.
    Ce cours est public, ouverte à toute personne respectueuse qui désire s’instruire des conditions d’adaptation du Christianisme à notre temps tourmenté. Il reprendra, cette année, le jeudi 4 novembre.
  3. Cet enseignement a son prolongement nécessaire dans la prédication. On cultive là la solidarité sous sa forme la plus haute : la solidarité par l’esprit. On présente le problème religieux et social dans ses rapports avec la mentalité contemporaine, en utilisant les plus solides conquêtes de la science dans le domaine de la critique biblique et de la psychologie religieuse.

UN EXEMPLE

Encore la question irritante des finances ! Nous n’y reviendrons pas… pour cette fois du moins. Disons seulement que nous étudions la formation d’un comité financier d’action, qui déchargerait le Pasteur du souci paralysant de l’avenir matériel. Non seulement nous avons à faire face à des charges accrues, mais nous devons de toute urgence porter une aide fraternelle aux églises déshéritées. Une œuvre comme la nôtre devrait pouvoir leur apporter une contribution de 8000 à 10000 francs. Or, notre budget nous permet juste de leur envoyer 500 francs. Cette précarité de notre situation tient à des causes diverses dont les principales sont :
1. l’absence d’informations de nos amis concernant nos besoins
2. Le grand nombre de fidèles qui négligent de participer aux charges matérielles de l’œuvre

3. Et, surtout, l’insuffisance de l’éducation financière de la masse protestante qui ignore à peu près le fonctionnement de notre organisme financier et les devoirs qu’il comporte.
Ayant appris le récent succès d’une campagne entreprise dans une grande ville de l’Ouest, nous avons demandé à l’ami qui l’a organisée de nous donner sur les moyens employés et les résultats obtenus les détails les plus intéressants. Il a bien voulu nous envoyer la note suivante :
« La campagne financière à N. a eu pour résultat de faire monter les cotisations de 10 000fr. à 22 400fr. Nous désirons dépasser ce chiffre et arriver à la somme de 25 800fr. que nous avons déjà fixée comme le but à atteindre. Les cotisations de l’église avaient déjà, en 1919, passé de 6 000fr. à 10 000fr. Actuellement, elles ont donc presque quadruplé. On a relevé avec raison que, dans les grandes villes, un grands nombre de protestants restaient en dehors de nos Associations cultuelles. Notre campagne financière nous en a fait gagner 200.
Voici comment nous avons procédé :
Une recherche aussi méthodique que possible des protestants nous a fait découvrir un grand nombre d’adresses nouvelles. A tous les protestants dont l’adresse est connue, nous envoyons gratuitement le journal de l’Eglise. Or, le journal, c’est déjà un lien précieux avec beaucoup coreligionnaires qui, sans ces rappels périodiques, oublieraient peut-être l’existence de leur Eglise.
Nous nous sommes mis, en même temps, à un recensement systématique de la paroisse, faisant remplir, par les différentes familles, des fiches familiales qui constituent pour le pasteur un dossier précieux.
Par le journal de l’Eglise, comme par une série de prédications sur l’Eglise et ses besoins, les fidèles ont été mis en présence de la situation réelle : nombre beaucoup trop considérable des non-rattachés, insuffisance criante de budget, soit en ce qui concerne l’œuvre locale, soit par rapport aux besoins de notre Union nationale. Ce travail préparatoire avait été accompli au moment où le Synode régional a fait passer de 7 500 à 18 000fr. la subvention que nous devions fournir à l’Union nationale. Immédiatement, le Conseil presbytéral s’est réuni et a accepté d’entreprendre une importante campagne financière. Le chiffre des ressources à obtenir a été fixé de telle sorte que nous puissions, d’une part, faire face à nos obligations vis-à-vis de l’Union nationale, d’autre part trouver le traitement d’un pasteur auxiliaire, dont la présence est jugée absolument indispensable au progrès de notre Eglise. Le Conseil presbytéral a décidé la constitution d’un Comité financier, et l’organisation d’une « Semaine de l’Eglise », où tous les protestants de N. seraient mis, par des visites du Comité financier, au courant de la situation et de leurs devoirs.
Les protestants de la ville ont été répartis en un certain nombre de listes, suivant les quartiers, et ces listes ont été remises aux trente-deux membres du Comité financier. En outre, les visites des collectrices ont été préparées par l’envoi d’un numéro spécial du journal de l’Eglise, exposant et commentant les décisions prises par le Conseil presbytéral, et d’une cirulaire prévenant chaque famille protestante du nom de la collectrice, chargée de la visite, et du jour de la visite.

Pour commencer la semaine de l’Eglise, nous avons eu le Dimanche 20 juin la fête de l’Eglise. Le matin, au culte, après une courte prédication, M de L., membre du Comité financier d’action, est monté en chaire et a adressé à l’auditoire un pressant appel ; ces paroles d’un laïque et d’un spécialiste ont produit une forte impression. –L’après-midi, dans une réunions d’un caractère très familial et très cordial- avec un peu de très bonne musique - nous avons entendu une série de rapports présentés par un certain nombre de laïques sur les diverses activités de l’Eglise. Comme conclusion, une tasse de thé. Dans le courant de la semaine – et aussi de la semaine suivante – car nous ne sommes pas arrivés à ramasser notre effort autant que nous l’aurions voulu – les collectrices, munies d’instructions aussi précises que possible, ont visité tous les protestants, qu’ils soient ou non rattachés, demandant aux uns d’augmenter leur cotisation en acceptant LE TAUX MINIMUM de 1 ½ % et aux autres de consentir à s’affilier à l’Association cultuelle.
Voilà comment nous avons réalisé les progrès qu’il était désirable d’obtenir.

A l’avance, bien des craintes avaient été exprimées au sujet de notre campagne financière. Tant d’appels avaient été adressés les années précédentes ! N’était-on pas arrivé déjà au maximum de ce qu’il était possible d’obtenir ? Et puis les démarches du Comité financier n’allaient-elles pas paraître indiscrètes et blesser bien des gens ? L’expérience a montré que ces craintes étaient sans fondement : les collectrices ont été très bien accueillies et nous avons obtenu des résultats très supérieurs à ceux qu’attendaient les plus optimistes ; nous espérons bien que cette campagne est le point de départ de progrès, plus marqués encore, dans l’ordre spirituel et dans l’ordre financier.

Conclusion : avec de la volonté, avec de l’organisation, avec le concours d’un Comité financier, on pourrait arriver dans toutes nos Eglises, à l’augmentation si nécessaire, de nos ressources, et cet effort vers le sacrifice doit être, pour chacune de nos Eglises, un acheminement à l’action conquérante et à l’évangélisation intensive. »
Le Gérant : A. BARBEZAT.

 


[1] Nous mettons la réussite de cette fête de la jeunesse sur le cœur de nos amis. Les dons en nature ou en argent seront reçus avec reconnaissance par M. et Mme WAUTHIER d’AYGALLIERS.

 


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